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Empreinte restaurant : Inès et Ismaël font bon ménage

Photos : Guilhem

Tenir un restaurant est souvent une affaire de couple. Se compléter, se soutenir, s’entendre… Nous avons rencontré Inès et Ismaël, co-gérants du restaurant Empreinte, pour mieux comprendre ce projet de couple.

 

Installés depuis quelques mois à Lambersart, Inès Rodriguez et Ismäel Guerre-Genton se sont jetés dans le grand bain en ouvrant leur propre restaurant Empreinte.

Formée à l’école hôtelière Vatel et dotée d’un master en marketing, Inès accueille ses clients d’un sourire sincère et chaleureux dans un cadre au style naturel et cosy. En cuisine, Ismaël passé par l’Institut Bocuse et de très belles tables étoilées (Tête d’oie, Michel Bras, Emmanuel Renaut…) explore sa propre cuisine. Une cuisine à la fois délicate et audacieuse, où le végétal a la part belle.

Votre histoire, est-ce d’abord une rencontre professionnelle ou amoureuse ?

Ismaël : Une rencontre amoureuse en premier lieu. J’étais cuisinier au restaurant Le flocon de sel à Megève et Inès, serveuse à la brasserie d’Emmanuel Renaut. Nous sommes tombés amoureux et avons emménagé quelques jours seulement après s’être rencontrés.

Inès : C’est devenu ensuite une véritable rencontre professionnelle lorsque nous avons fait une saison d’été en Corse tous les deux. Mais on a vraiment appris à travailler ensemble chez Tête d’oie à Lyon où j’étais stagiaire au secteur commercial et Ismaël second de cuisine.

Comment est né votre projet commun ?

Ismaël : Dès mes débuts dans le milieu de la cuisine, j’ai eu envie d’ouvrir un jour mon propre restaurant. J’ai happé Inès dans mon projet qui elle, était plutôt partie pour se lancer dans l’hôtellerie et l’événementiel. Lorsqu’on a commencé à échanger sur ce projet de restaurant, on s’est rendu compte que nous avions les mêmes envies. Inès m’a permis de visualiser le projet et de le concrétiser.

Inès : Chez « Tête d’oie » à Lyon, nous avions bouclé un cycle : je terminais mes études et Ismaël avait besoin d’explorer sa propre cuisine. Nous nous sommes mis en quête d’un restaurant où s’installer à Lyon. Mais nous ne trouvions pas chaussure à notre pied, et surtout l’environnement était très compétitif. On a alors décidé de venir à Lille où le terrain était pour nous plus neutre, où le champ des possibles nous semblait plus vaste.

Comment avez-vous été accueillis à Lille ?

Inès : Vraiment très bien, notamment par les chefs lillois. A peine installés, notre voisin Nicolas Gautier chef du restaurant La laiterie, nous a proposé de participer au grand marché des chefs et des producteurs organisé par Mange, Lille ! à la Gare Saint Sauveur. On était à la fois stupéfaits et ravis de cet accueil aussi rapide et positif !

Ismaël : A notre arrivée, nous n’avons pas osé nous lancer tout de suite. Nous sommes allés voir Florent Ladeyn pour travailler chez lui. Mais après lui avoir présenté notre projet, il nous a répondu : « Mais non les gars. Allez y, lancez vous ! Vous êtes prêts ! ». Ca été le déclic. On a arrêté de chercher du travail à Lille et on s’est lancé. On peut dire aujourd’hui qu’il nous a vraiment mis le pied à l’étrier !

Que vous apportez-vous mutuellement ?

Ismaël : Inès connait très bien ma cuisine. Elle goûte mes assiettes et me donne ses avis. Souvent, elle me pousse à oser encore plus ! C’est très stimulant en terme de créativité. Elle comprend ce que je veux faire donc elle trouve les mots justes pour présenter mes assiettes. Et on se fait entièrement confiance, ce qui apporte beaucoup de sérénité entre la cuisine et la salle.

Inès : Une cliente m’a dit un jour « ça se voit que le chef est votre amoureux ! ». J’aime sublimer sa cuisine, mettre en scène notre projet. Ismaël est un passionné. Cela me nourrit et me pousse vers l’avant. Nous avons des tempéraments très différents : Ismaël est un peu tête brulée, alors que je suis plus rationnelle. Bref, nous sommes très complémentaires !

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Les femmes de chefs sont souvent dans l’ombre. N’est-ce pas frustrant ?

Inès : Oui et non. Je ne me sens pas effacée car j’ai un rôle important. En salle, je suis le premier contact des clients. Or, la qualité de l’accueil est vraiment primordial. Et puis, je m’occupe entre-autre du marketing et de la communication qui sont aujourd’hui des éléments essentiels. Mais étant de nature discrète, cela ne me dérange pas qu’Ismaël soit en première ligne, dans les médias notamment.

Quels sont vos projets à plus long terme ?

Inès : Nous sommes ouverts depuis seulement 8 mois donc on avance « step by step ». Comme je le rappelle souvent à Ismaël: « C’est un marathon, pas un sprint ! ». Mais il nous arrive bien-sûr d’imaginer la suite. A terme, nous aimerions ouvrir un établissement plus grand à la campagne, avec quelques chambres d’hôtes pour proposer à nos clients de courts séjours.

A suivre sur Lille en bouche : notre avis sur Empreinte, le restaurant d’Inès et Ismaël !

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